



Le système éducatif était, à Mayotte, bien avant le cyclone CHIDO, profondément dégradé. Quelques indicateurs significatifs : \- les difficultés de lecture en 2020 chez les jeunes âgés de 17 ans, à l’occasion des Journées Défense et Citoyenneté (JDC), sont évaluées à 10,9% en France, en Guadeloupe et Martinique à 28%, à la Réunion à 25%, en Guyane à 46% et à Mayotte à 71% ; \- le taux de chômage des jeunes de 15-24 ans à Mayotte, est de 40%, sans inclure le « halo de chômage », à savoir les personnes sans emploi non inscrites au chômage. Dans le domaine éducatif, totalement absent de ce projet de loi, la priorité est donc de rétablir l’efficacité de l’action publique afin d’affirmer l’égale dignité de tous les citoyens français devant l’éducation. Cet amendement propose de doter Mayotte d’un plan spécifique de rattrapage éducatif comprenant plusieurs volets: * Cours de français de niveau DELF pour les parents d’élèves (gratuits) assurés par les GRETA; * Doublement des moyens des CASNAV ; * Création de structures pour les EANA (élèves allophones nouvellement arrivés) et les NSA (non scolarisés antérieurement) ; * Pour les élèves qui ne maitrisent pas la langue française à l’entrée en sixième, création de classes de propédeutique à enseignement renforcé en français. * Création d « campus des métiers » sous double tutelle éducation nationale et ministère de la Mer, dédié aux métiers de la Mer et intégrant les Ecoles d’apprentissage maritime (EAM) existantes. Ce campus prépare aux diplômes et qualifications du niveau CAP au niveau BTS.
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