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Amendement n°191

Statut inconnu

191

jeudi 12 juin 2025
17e législature
Voir sur assemblee-nationale.fr

Auteur

Joël Bruneau
Joël Bruneau
Libertés, Indépendants...

Cosignataires (13)

Max Mathiasin
Max Mathiasin
Libertés, Indépendants, Out...
Michel Castellani
Michel Castellani
Libertés, Indépendants, Out...
Paul-André Colombani
Paul-André Colombani
Libertés, Indépendants, Out...
Charles de Courson
Charles de Courson
Libertés, Indépendants, Out...
Constance de Pélichy
Constance de Pélichy
Libertés, Indépendants, Out...
Yannick Favennec-Bécot
Yannick Favennec-Bécot
Libertés, Indépendants, Out...
David Habib
David Habib
Libertés, Indépendants, Out...
Stéphane Lenormand
Stéphane Lenormand
Libertés, Indépendants, Out...
Laurent Mazaury
Laurent Mazaury
Libertés, Indépendants, Out...
Paul Molac
Paul Molac
Libertés, Indépendants, Out...
Christophe Naegelen
Christophe Naegelen
Libertés, Indépendants, Out...
Laurent Panifous
Laurent Panifous
Libertés, Indépendants, Out...
David Taupiac
David Taupiac
Libertés, Indépendants, Out...

Scrutins liés (1)

l'amendement n° 191 de M. Bruneau et l'amendement identique suivant à l'article 9 de la proposition de loi portant programmation nationale énergie et climat pour les années 2025 à 2035 (première lecture).
19 juin 2025

Description

Cet amendement supprime les dispositions précisant que les objectifs annuels d’économies d’énergie, dans le secteur du bâtiment, sont atteints grâce au concours des certificats d’économie d’énergie.  Dans son rapport présenté en septembre 2024 devant la commission des finances de l’Assemblée nationale sur les certificats d’économie d’énergie (CEE), la Cour des comptes dresse un constat particulièrement critique de ce dispositif qui vise à répondre aux obligations de la France en matière d’efficacité énergétique. Le dispositif des CEE consiste, par un mécanisme de marché, à obliger les fournisseurs d’énergie et les vendeurs de carburants automobiles, les « obligés », à soutenir des actions d’économies d’énergie afin d’atteindre un objectif global pluriannuel réparti entre eux en fonction de leur volume de vente auprès des particuliers et des entreprises tertiaires, sous peine de sanction. Le mécanisme des CEE semble en première analyse contraindre les fournisseurs d’énergie à financer des économies d’énergie. En pratique, ceux-ci répercutent les coûts nécessaires à l’obtention des certificats dans les prix de vente des énergies. Il en résulte que le coût associé aux CEE, qui se serait élevé en moyenne annuelle à 6 milliards d’euros en 2022 et 2023 selon la Cour des comptes, est supporté en définitive par les ménages et les entreprises du secteur tertiaire. Le coût annuel moyen estimé par la Cour des comptes pour un ménage s’élève à 120 euros en 2022 et à 164 euros en 2023. Les CEE représentaient ainsi 3,3 % de la facture énergétique des ménages en 2022 et 4,3 % en 2023. En outre, leur efficacité est incertaine : les résultats affichés sont issus de calculs théoriques, qui ne sont jamais vérifiés par une mesure des consommations d’énergie réelles après la réalisation des opérations. Ainsi, la Cour des comptes considère que les économies d’énergie présentées par le Gouvernement sont surévaluées d’au moins 30 % pour 2022 et 2023. Dans ce contexte, les auteurs de cet amendement appellent à une refonte du dispositif et au fléchage de nouvelles recettes en faveur de la rénovation énergétique.

Énergie

Obligation de rénovation énergétique des bâtiments
90%
Défavorable
Aides ciblées pour lutter contre la précarité énergétique
85%
Défavorable

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