II-2462




Le présent amendement vise à renforcer la liberté contractuelle et la capacité d’initiative financière des collectivités territoriales en permettant aux communes et à leurs établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre d’instituer, par accord local, un reversement de fiscalité. Ce mécanisme facultatif répond à deux enjeux concrets exprimés de longue date par les élus : \- permettre à des communes de contribuer équitablement au financement d’un équipement ou d’un service communautaire dont elles bénéficient directement ; \- permettre à un EPCI de reverser une part de fiscalité aux communes d’implantation d’activités économiques structurantes, notamment industrielles, touristiques ou énergétiques, lorsque celles-ci supportent des charges spécifiques. En s’inscrivant dans l’esprit du pacte financier et fiscal de solidarité, cette faculté renforce la cohérence du bloc communal et répond au principe constitutionnel de libre administration des collectivités territoriales (article 72 de la Constitution), puisqu’elle repose exclusivement sur des délibérations concordantes et ne crée aucune obligation. Ce reversement ne modifie aucun dispositif existant - attributions de compensation, fonds de concours ou pactes financiers - et intervient en complément des instruments prévus par le code général des collectivités territoriales, afin d’offrir une souplesse adaptée aux réalités locales. Enfin, cette mesure est strictement neutre pour l’État : elle n’affecte ni ses ressources ni l’assiette ou les modalités des impositions nationales. Elle se borne à offrir un outil supplémentaire d’adaptation aux territoires, conformément aux attentes exprimées par l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité (AMF).
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