II-926




Cet amendement d’appel vise à réduire de 100 millions d’euros l’aide au développement à destination de pays qui ne respectent pas les engagements de l’Accord de Paris sur le climat. L’objectif est d’envoyer un signal politique fort : la solidarité internationale de la France ne peut s’exercer sans conditions environnementales minimales. Continuer à financer des projets publics dans des États qui refusent d’adopter ou d’appliquer leurs contributions nationales déterminées (NDC) revient à subventionner l’inaction climatique. Cet amendement n’a pas vocation à fragiliser la politique de développement, mais à la rendre plus cohérente avec les objectifs climatiques internationaux et la crédibilité de la diplomatie française. La mesure proposée ne remet pas en cause le rôle de la France dans la solidarité internationale, mais affirme la nécessité d’une politique d’aide plus sobre, plus sélective et plus mesurable dans ses résultats. Le présent amendement vise à réduire les crédits du programme 110 « Aide économique et financière au développement », soit une baisse de 100 millions d’euros sur l’action 01 « Aide économique et financière multilatérale », qui finance des opérations de l’Agence française de développement (AFD). À la vue des Accords de Paris, il ne parait pas acceptable d’aider des pays qui ne respectent pas ces accords ou qui ne les ont pas signés. Car nous nous contraignons justement avec des normes, pour nos entreprises, pour respecter ces accords, et dans le même temps nous finançons publiquement des pays qui ne respectent pas ces normes et nous font concurrence.
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