II-422




Depuis plus de vingt ans, la politique de la ville concentre des moyens considérables sans résultats probants ni sur la cohésion sociale, ni sur la sécurité publique. Malgré plus de 90 milliards d’euros dépensés, les indicateurs de pauvreté, d’insécurité et de communautarisation dans les quartiers dits « prioritaires » demeurent alarmants. Cette politique est devenue une véritable exception française, un tonneau des Danaïdes budgétaire où s’enchaînent les dispositifs sans évaluation réelle de leur efficacité. Le présent amendement propose donc une réduction de 20 % des crédits du programme 147, soit une économie de 100 millions d’euros, au titre d’un réajustement nécessaire des dépenses publiques vers les missions régaliennes et les territoires périphériques ou oubliés. Il est considéré qu’une autre politique d’aménagement du territoire est possible, fondée sur l’équité et la reconnaissance de tous les Français, qu’ils vivent dans les quartiers urbains ou dans les campagnes. Alors que les territoires ruraux démontrent chaque jour leur capacité à s’organiser, à innover et à créer du lien social, ils demeurent pourtant les grands oubliés des politiques publiques. Il ne s’agit pas de retirer des moyens aux habitants en difficulté, mais de mettre fin à un système d’aides inefficace, pour engager une véritable politique d’équilibre territorial.
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