I-2561




Par cet amendement, le groupe de La France insoumise propose de conditionner le bénéfice du crédit d'impôt recherche (CIR) aux entreprises qui mettent en place une politique vertueuse de rémunération des salarié·es. Cet amendement est une réponse à l’accélération sans borne des écarts de rémunération dans les grandes entreprises : au sein du CAC 40, l’écart de rémunération entre celle du dirigeant et le salaire moyen de la même entreprise a augmenté de 75 % en 10 ans. Le Directeur Général de Stellantis, M. Carlos Tavares a touché en 2023 un salaire de 36,5 millions d’euros : 518 fois le salaire moyen de son entreprise, et 1700 fois le Smic. Il s’est augmenté de 56 % quand la négociation annuelle obligatoire (NAO) dans l’entreprise proposait, pour les salariés, une augmentation moyenne de 3,5 %. Une répartition plus juste des richesses invite à mettre en place un encadrement des rémunérations au sein d’une même entreprise, pour garantir un écart de 1 à 20 entre le salaire le plus bas et la rémunération la plus haute dans une même entreprise privée. La recherche et l’innovation sont les principales sources de production de la valeur dans nos entreprises. Il n’y aucune légitimité pour qu’un patron, qui ne produit aucune richesse réelle, soit rémunéré 500 ou 1000 fois plus que les chercheurs et les chercheuses. D’autant plus que ces salaires indécents participent à la compression des rémunérations des autres salarié·es du collectif de travail. L’innovation dans une entreprise n’étant pas possible sans ses salarié·es, il convient d’encadrer les rémunérations pour mieux valoriser les personnels qui participent réellement aux activés de recherches. Nous proposons donc de supprimer la possibilité de bénéficier du crédit d’impôt recherche pour les entreprises qui ne mettraient pas en place ce type d’encadrement des salaires.
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