I-1747

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Amendement de repli. Cet amendement a été largement inspiré par le cabinet conseil « Lumen Influence » à la demande du Syndicat national des professions du Chien et du Chat (SNPCC) représentant 11 métiers. Ce cabinet met en évidence l’ampleur du phénomène d’abandons majoritairement liés à des portées non désirées. Avec plus de 100 000 abandons par an, les associations de protection animale font état d’un abandon toutes les 6 minutes ! Par ailleurs on estime à onze millions le nombre de chats errants en France. Il faut savoir qu’une chatte peut avoir jusqu’à 4 portées par an. Un couple de chats et sa descendance peut donc atteindre plus de 20 000 individus au bout de quatre ans seulement ! Outre les questions de bien-être animal, de surpopulation des refuges, l’errance et l’abandon posent des problèmes de sécurité et de santé publiques aux Maires des communes de France, garants de ces dernières sur leur territoire. Ils ont en effet l’obligation de ne pas laisser divaguer les chiens et les chats et de les mettre en fourrière (articles 211-22, 211-25, 211-26 du code rural et de la pêche maritime) cette obligation étant elle-même fondée sur leur devoir plus général de police en vue d’assurer le bon ordre, la sûreté et la sécurité publiques (articles L 2212-1, L 2212-2, L 2213-1 du code des collectivités territoriales). En 2023, 51 205 animaux sont entrés en fourrière. Le coût total de ces mises en fourrière (capture, transport, identification, gardiennage) est estimé à 14,3 millions par an entièrement supportés par les collectivités publiques, sans compter par le soutien de l’Etat aux refuges. Il serait donc judicieux pour réduire ce coût, d’enrayer la spirale des abandons ainsi que la prolifération de chats errants, en encourageant les propriétaires à faire stériliser les animaux. Le coût de la stérilisation demeurant un frein important pour de nombreux ménages, le présent amendement propose la création d’un crédit d’impôts ciblé et plafonné pour favoriser cette démarche responsable. Cette mesure s’inscrit dans une logique d’équilibre budgétaire à long terme : une diminution des abandons se traduira par une réduction des besoins de financement public pour le fonctionnement des refuges. Le coût du crédit d’impôt sera ainsi compensé par les économies générées sur les dépenses publiques de prise en charge des animaux abandonnés. A la différence de l’amendement proposé par Lumen influence, il est proposé ici de limiter le bénéfice du crédit d’impôt à une seule fois tous les 5 ans (au lieu de chaque année) et à un seul animal par foyer fiscal dans ce délai de 5 ans (au lieu de 2). Il est proposé de plafonner le crédit d’impôt à 150 euros par animal, sachant que la stérilisation d’une chienne oscille en moyenne entre 200 et 600 euros et entre 110 à 200 euros pour celle des chattes.
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